Salif Keita

Salif Keita

Salif Keita

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AFRO MANDINGUE

La voix d’or de Salif Keita transforme la stigmatisation sociale en grooves mondiaux
La Différence


Le descendant des princes guerriers, fils de deux parents africains noirs, le pionnier afro-pop Salif Keita est né «blanc». Héritier de l'albinisme, manque de pigmentation de la peau, Keita s'est immédiatement démarqué parmi les autres Africains et s'est démarqué en tant que porte-parole de la tolérance. sous toutes les formes.

La Différence (Emarcy Records; 8 juin 2010), la chanteuse légendaire, aborde ce problème profondément personnel - l'albinisme en Afrique - et lui confère une résonance mondiale urgente qui transporte ses chansons de Bamako à Beyrouth. Comme la fameuse «voix dorée» de Keita croque de manière cathartique dans la chanson titre: «Je suis un homme noir, ma peau est blanche et je l'aime bien, c'est ma différence / je suis un homme blanc, mon sang est noir, j'aime ça , c’est la différence qui est belle. "

Cette distinction est souvent interprétée comme un mauvais présage dans son pays, le Mali, et invite à une vie de ridicule, faisant de Keita un paria dans sa propre communauté. La société, y compris les écoles publiques au Mali, perpétue des croyances préjudiciables à propos des albinos. Ces personnes sont souvent rejetées, ridiculisées et même tuées à des fins superstitieuses.

Bien que lui-même et d’autres aient maîtrisé l’albinisme, Keita a longtemps lutté contre le stigmate attaché à sa couleur de peau. Bien que né dans une caste de musiciens ayant des liens directs avec Sounjata Keita - l'héroïque prince guerrier du XIIIe siècle qui a édifié l'ancien empire malien -, il était interdit à Keita de jouer de la musique en grandissant. Il a également été désavoué par son père, renvoyé de l'école et rejeté par l'aristocratie locale.

Rempli d'ambitions musicales non réalisées, Keita n'a d'autre choix que de quitter le Mali dans sa jeunesse. Fort de ses convictions, il se rend en Côte d’Ivoire voisine, puis à Paris, Londres et New York, où sa couleur de peau ne peut l’empêcher d’exprimer sa vision artistique. Sa persévérance a porté ses fruits dans les années 1970 et 1980, devenant une icône de renommée internationale grâce à sa voix grave, ses arrangements musicaux novateurs et ses paroles profondément poétiques.

En 1997, la renommée de Keita l’a aidé à surmonter la stigmatisation liée à l’albinisme qui persistait en Afrique de l’Ouest, lui permettant de faire un retour triomphal au Mali. Rentrant avec précaution dans une communauté qui le rejetait, il découvrit une nouvelle acceptation, ce qui lui permit de rétablir ses racines, notamment en construisant un studio dans la capitale, Bamako.

La Différence est la dernière d’une trilogie d’enregistrements acclamés à orientation acoustique (Moffou 2002, M’Bemba 2006) qui ont été principalement enregistrés dans le studio de Keita à Bamako. L’environnement acoustique intime de La Différence permet aux timbres vocaux de Keita de scintiller et de s’envoler, en soulignant leurs nuances poétiques et les thèmes poignants de ses paroles. Alors que l’album est consacré à la situation critique des albinos en Afrique, avec son titre titre qui vise à accroître la prise de conscience mondiale de cette cause, le reste de l’album aborde un large éventail de questions sociales et politiques.

Sur un épais choeur vocal sanguin féminin et des riffs de guitare rythmiques, «Ekolo d’Amour» cherche à informer les auditeurs de la dévastation écologique qui a frappé l’Afrique. En combinant les tonalités traditionnelles puissantes de la kora à 21 cordes avec un groove polyrythmique rythmé par une rythmique lente et riche en guitares, «San Ka Na» cite un exemple spécifique de destruction écologique, alertant le public sur la nécessité de protéger le fleuve Niger, en Afrique, dont les banques Keita a joué comme un enfant. Keita, avec une voix rauque et urgente, méprise les hommes politiques locaux pour leur négligence et leur complaisance à l’égard de ces problèmes.

Ces compositions soulignent également le caractère mondial de cet album, qui a été enregistré sur trois continents, notamment à Los Angeles, à Paris et à Bamako. Les arrangements pour cordes écrits par le producteur réputé Patrice Renson (M., Vanessa Paradis, Ben Ricour, Amadou et Mariam) et enregistrés à Beyrouth avec le trompettiste libanais Ibrahim Maalouf donnent à l'album une profondeur subtile pour l'orchestre. Sur plusieurs chansons, les cordes pincées d'un oud du Moyen-Orient se mêlent au ngoni (luth) d'Afrique de l'Ouest, créant une texture mélodique tourbillonnante de tonalités africaines imprégnées d'arabès.

La Différence trouve également le chanteur en train de ré-imaginer quelques enregistrements précédents avec une nouvelle palette de sons. Tirant parti des textures blues profondes des guitaristes invités Bill Frisell et Seb Martel, une interprétation intime du «Folon» de 1995 propose une version épurée et sans cor, qui permet à la voix envoûtante de Keita de percer le doux paysage sonore cosmopolite. Avec le producteur John Henry, Keita remonte dans les années 1970, rappelant ses années avec le groupe Ambassadeurs du Motel à Bamako, avec une nouvelle incarnation de «Seydou».

À partir de la piste originale («Seydou Bathily»), cette version plus douce plonge la voix de Keita dans un univers sonore riche en refrains vocaux résonnants, en arrangements de cordes aux tons arabes, en tonalités de guitare imbriquées et en un ensemble de percussions multicouches combinant sons Moyen-Orient. 






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