22 Aug 2019
De son vrai nom Ange Didier Houon, le chanteur ivoirien DJ Arafat est mort, lundi, des suites de ses blessures, après un accident de la circulation survenu dans la nuit à Abidjan, à 33 ans.
DJ Arafat était « un monument de la musique ivoirienne, il donnait des concerts dans toute l’Afrique », a témoigné Ozone, un producteur de hip-hop et animateur de télévision. « Il avait un charisme naturel, il restera une force pour la musique ivoirienne et africaine », a-t-il jugé. Selon Scovik, un manageur de coupé-décalé, DJ Arafat était né dans le milieu de la musique.
Sa mère était une chanteuse connue et son père un ingénieur du son réputé, a précisé le manageur : « C’était un artiste très exigeant, il travaillait beaucoup. » « Il avait un son particulier, il a accéléré le coupé-décalé et il a apporté une autre façon de danser, spectaculaire », a souligné Skovik. « Il était aussi doué pour le marketing, il faisait le buzz, il fallait toujours qu’on parle de lui, il a toujours voulu être à la page. » Il avait débuté au début des années 2000 comme DJ dans les clubs de la rue Princesse à Yopougon, un des hauts lieux de la nuit abidjanaise, et s’était rapidement fait connaître. Parmi ses tubes, on peut retenir Kpangor(2005), Zoropoto (2011), Enfant béni (2018).
Son dernier single s’intitulait Moto Moto. Une foule d’un millier de fans en pleurs était rassemblée, lundi après-midi, devant la polyclinique des Deux-Plateaux, à Cocody, à l’endroit où est mort le chanteur. Incrédules à l’annonce de sa mort, des fans scandaient : « Arafat ne peut pas mourir ! » La police tentait de les contenir, non sans difficulté.

Selon le promoteur de spectacle, Mike le Bosso, Arafat dj serait sociétaire de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique en France (Sacem France), une société de gestion des droits d’auteur.
 A cet effet, il aurait de l’argent qui est régulièrement versé sur un compte. N’étant plus de ce monde, l’argent accumulé par Arafat dj devrait régulièrement être versé à ses enfants,

Le mariage coutumier n’étant pas reconnu en France, la femme mariée traditionnelle ne percevra pas d’argent ainsi que sa mère. Ses enfants toucheront tous  les droits d’auteur compositeur et édition pendant 99 ans. Chaque enfant percevra équitablement les droits chaque trimestre sur leur compte bancaire jusqu’à leur majorité légale.Il laisse orphelin cinq (5) enfants.